Ce matin son portable nous réveille en vibrant sur un recueil de poésie. (C’est Travaille fatigue La mort viendra et elle aura tes yeux) Il se lève si doucement du lit que je ne le sens pas j’entends seulement les draps froisser. 

Il n’est pas levé j’ai cru qu’il était debout mais je sens son visage contre ma joue - un baiser tout doucement et je souris juste pour qu’il voie que je souris. J’espère qu’il l’a vu mon sourire. Dans la brume de mes paupières j’entends les pieds nus qui collent au parquet et je vois son corps nu se déplier dans mon dos. Quelques secondes quelques minutes enfin quelques respirations et bribes de rêve (je me demande si j’ai ronflé) et la porte claque. Il est parti travailler et mon réveil à moi sonne dans une heure. 

Vendredi 11 avril 2014 à 10:29

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